Il faut savoir que le marché de la publicité on-line est un marché en mutation. Et c’est à une réelle révolution dans le monde de la publicité sur internet que nous assistons aujourd’hui : le boom du Real Time Bidding.
En effet, 300 à 500 millions de dollars ont circulaient sur le marché du Real time bidding aux Etats-Unis. Ces investissements ont considérablement doublés en 2011. Et nous pouvons faire le même constat au Royaume-Uni ainsi qu’en France où les investissements en real time bidding de 2010 ont été triplés voire quadruplés pour l’année 2011.

Le Real Time Bidding c’est quoi ?
Dans sa traduction littérale, le real time bidding signifie “enchères en temps réel”. Les publicités s’achètent à l’unité selon un système d’enchères en temps réel. Ce système est désormais très prisé - plus de 30 milliards d’impressions publicitaires sur ces marchés chaque mois en France - car il est sans engagement de volume et permet une optimisation du ROI, c’est à dire, le retour sur investissement.
Comment ça marche ?
Le principe est de mettre aux enchères des espaces invendus - rappelons que les publicités sous forme de bannières visibles sur internet représentent un espace que les éditeurs ou les régies vendent - en s’appuyant sur la “data”. La data est la plateforme où l’on met en relation un annonceur qui en fonction de sa cible trouve en quelques millisecondes la publicité la mieux adaptée à l’internaute en s’appuyant sur ses habitudes de navigation.
L’éditeur fixe un prix plancher en dessous duquel il ne veut pas descendre. Et l’annonceur le prix maximum qu’il est disposé à payer pour qu’un internaute voie sa bannière et clique dessus. C’est le système qui fixe un prix d’équilibre pour l’un et pour l’autre.

Quels avantages pour les annonceurs ?
Un meilleur ciblage:
Les achats sont effectués selon les critères socio-démographique, les profils des consommateurs ou encore leurs intentions d’achats. Ce système réduit donc les déperditions liées à un mauvais ciblage en achetant impression par impression.
Une réelle économie sur l’achat de l’emplacement :
Les prix d’impressions sont ajustés en fonction de l’audience et de son historique de navigation. Les performances d’achat sont optimisées de façon algorithmique. Les annonceurs ont accès à des inventaires publicitaires - l’ensemble des espaces publicitaires disponibles à la vente - en temps réel et l’achat de ces mêmes inventaires invendus s’effectue sans l’inflation liée au processus d’achat et de revente des ad networks c’est-à-dire des réseaux publicitaires. Ainsi le CPM (le coût pour mille impressions) est 4 à 5 fois inférieur à l’achat classique display.
Un plus grand choix de format :
Aujourd’hui, la majorité des bannières se fait sur des formats standards (IAB) qui sont acceptés par les Ad exchanges c’est-à-dire le marché électronique. 70% des impressions sont en format classique, c’est-à-dire en pavés et mégabannières. Depuis peu il est également possible de communiquer avec le format vidéo Ibanner qui permet une meilleure qualité d’exposition et un taux de mémorisation supérieur à celui de la télévision, notamment grâce à la catch-up - similaire au replay pour les séries et émissions de télévision. Ce format vidéo étant limité et plus coûteux. Désormais avec le réal time bidding on peut multiplier ces supports digitaux pour des coûts plus économiques.
Le Real Time Bidding apparaît comme une véritable opportunité pour la croissance d’internet pour les prochaines années. Selon IDC, ce système de vente aux enchères représentera 25% “du display” (bannières et vidéos) d’ici à 2015. De plus en plus d’agences se lancent sur ce marché qui apparaît aujourd’hui comme le plus prometteur de la publicité sur internet.
Avec une croissance de 400 % en six mois, Pinterest est aujourd’hui le 3ème site en matière d’engagement derrière Facebook et Tumble. Quelle est donc la recette de cet énième réseau social qui a connu le meilleur lancement de site de l’histoire en atteignant plus de 11 millions de visiteurs en janvier dernier ?
Pourtant, Pinterest n’est pas récent. Créé en 2010, il n’explose qu’en janvier 2012. En effet, le réseau est longtemps resté confidentiel et était surtout fréquenté par les accros du DIY (Do It Yourserlf), le “fait-main”. On peut alors se demander qu’est ce qui a fait ce soudain succès ? Quel est le modèle économique de Pinterest ? Quels peuvent être les avantages pour une entreprise d’utiliser ce nouveau réseau ?
Une recette qui marche !
Pinterest répond à un besoin du pratique, facile et joli. Le principe parle de lui-même : “to pin” signifie accrocher, et “interest” fait référence aux centres d’intérêt. Il s’agit donc d’accrocher ses centres d’intérêt sur sa page personnelle. Celle-ci devient alors comme un grand album virtuel dans lequel chacun insère une multitude de photos et d’images à propos de tout : des vêtements, de la décoration, des idées cuisine, son carnet de voyage… C’est une page sur laquelle il est permis d’afficher ses rêves, ses désirs, ce que l’on trouve tout simplement beau ! Le tout à une sauce majoritairement féminine.

Pinterest s’est fondé sur une question de fond : comment peut-on gérer de façon intelligente au quotidien tout le contenu auquel nous sommes soumis ? En effet, Pinterest fait office de vitrine de toutes les jolies choses que l’on peut trouver en naviguant sur internet : on ne garde que le meilleur et on le mémorise. Il s’appuie sur le fait que les internautes sont de manière générale plus sensibles aux images, plus faciles à analyser que les textes. C’est donc un service qui permet de s’organiser et de gagner du temps, ainsi que de découvrir de nouvelles choses qui nous ressemblent.
Pinterest s’inscrit donc dans un mouvement de besoin d’outil de curation, c’est-à-dire de sélection. C’est un moyen de faire du “lèche-vitrine digital” et de se souvenir de ce que l’on a vu. De plus, Pinterest joue la rareté avec un réseau uniquement disponible sur invitation.

Ce sont donc ces différents ingrédients qui font que Pinterest a connu une telle croissance et compte aujourd’hui plus de 13 millions d’utilisateurs, dont 2 millions d’usagers actifs qui passent en moyenne 72 minutes sur le réseau, contre 45 minutes pour les utilisateurs de Facebook. C’est également la promotion du réseau social qui est à l’origine d’une telle affluence. Tout d’abord de la part du media digital Techcrunch en mai dernier, mais également de la part d’Ann Romney, épouse de Mitt Romney, le candidat républicain à l’investiture des élections présidentiellesaméricaines. En effet, celle-ci a également rejoint le mouvement Pinterest et il est devenu depuis la référence en termes de réseau social pour les mères de familles américaines. L’idée de retenir l’essentiel, seulement ce qui plaît, a de quoi réveiller la collectionneuse qui sommeille en chaque “desperate housewife”.
Son modèle économique

Comme pour de nombreux sites de services, son modèle économique n’est pas encore tout à fait défini. Sa seule source de revenu provient de “pin” qui mènent à des sites e-commerce dont Pinterest modifie le lien et ajoute son propre code cracking d’affiliation. En effet, si quelqu’un clique sur une image qui mène à un site e-commerce depuis Pinterest et fait ensuite un achat, le réseau social est rémunéré.
Comment les marques peuvent-elles utiliser Pinterest ?
Comme n’importe quel réseau social qui fonctionne, Pinterest intrigue et attire l’attention des marques. L’intérêt de ce réseau peut tout simplement se trouver au niveau des relations publiques. Par exemple, faire un effet d’annonce pour montrer la modernité de la marque comme l’a fait très récemment EasyJet france. En gérant intelligemment Pinterest, il est possible de générer un maximum de trafic avec un très bon taux de viralité. L’image peut être construite sur du long terme à condition de savoir prendre du recul par rapport à sa marque et d’avoir la volonté de faire découvrir de nouvelles choses. Il existent plusieurs façons de l’utiliser :
La communication “corporate”:
Faire de la communication “corporate” en promouvant son style de vie, montrer la richesse de la marque, son univers, son originalité, les choses qui l’intéressent, comme l’a fait Général Electric.
L’utiliser comme un groupe d’étude:
Même si l’échantillon n’est pas représentatif, il est toujours bon pour une marque de connaître les goûts, les envies, les rêves de ses consommateurs, de ses “followers”.
Augmenter ses ventes:
Si l’entreprise sait être intéressante sur ce réseau, les “followers” vont cliquer sur les articles commerciaux et les acheter. On peut prendre l’exemple du site ideeli.com qui a su multiplier ses ventes par cinq.
Faire “travailler” les internautes:
Pinterest est partisan du DIY(Do It Yourself), il est donc possible de demander aux internautes de créer des choses ou de mettre tout simplement en avant des choses ou des images qu’ils désireraient.
Organiser des concours:
C’est un élément à court terme et très tactique, mais il serait possible de demander aux internautes d’épingler des images de sites des marques et de mettre en place un concours autour de cela comme l’a fait la marque automobile Honda. En effet le principe est simple, les meilleurs “pinners” (épingleurs), se voient offrir 500 dollars pour choisir une “Pintermission” qui est une invitation à vivre 24 heures sans Pinterest. “Une journée entièrement dédiée à l’acquisition de produits ou à la visite de lieux choisis via le réseau social.” Cette opération confirme donc le poids pris par ce nouveau levier du marketing social.
Faire du recrutement:
Tout comme l’armée américaine se sert des réseaux sociaux pour recruter, les marques peuvent faire de même.

Suite et fin de notre dossier sur les 10 commandements de la publicité Facebook, avec les commandements 6 à 10…Amen.

6. Des gains, tu proposeras
A la réflexion, cela paraît évident, vos fans n’iront pas sur votre page uniquement pour vous faire plaisir. Et, à moins que vous ne représentiez une marque suscitant la passion, dotée d’une identité forte et attractive (Adidas, Nutella…), les internautes n’iront pas sur votre page.
En effet, les pratiques changent sur Facebook : il n’y a même pas deux ans de cela, on pouvait être amené à aimer une page pour montrer à ses amis qu’on aimait une marque. Nos amis pouvaient commenter, liker cette actualité, et les motivations à devenir fans résultaient avant tout d’une volonté de s’afficher, plus que d’avoir un véritable apport de la part des marques. En témoigne l’explosion des fans pages humoristiques mais également totalement inutiles, du type « j’aide ma mère à passer l’aspirateur, je lève mes pieds ».
Mais Facebook étant une grosse machine évoluant sans cesse, la visibilité des actualités de « like » d’une fan page s’est considérablement réduite, poussant peu à peu les internautes à aimer une page non plus pour le fun, mais par intérêt.
Quels peuvent être ces intérêts, et, par extension, quel genre de gain apporter à l’utilisateur ?
Nous pouvons déterminer 4 leviers principaux :
Les jeux-concours :
Jeu-concours sur la page du cassoulet La Belle Chaurienne
Les opérations promotionnelles de type réductions, coupons et chéquiers :
Opération promo Cacolac
Les infos pertinentes sur la marque : actualités, nouveaux produits, conseils, opérations évènementielles…
Page Officielle de Lacoste, qui propose une multitude d’infos
Enfin, les applications ludiques de type « advergame » :

Jeu Facebook développé par la Nasa
Le f-commerce, c’est-à-dire la possibilité d’acheter des produits directement sur la page grâce à la monnaie virtuelle de Facebook (les Facebook Credits) ne constitue pas pour le moment un levier suffisamment incitatif pour l’utilisateur. Les internautes n’ont pas (encore ?) l’habitude de dépenser leur argent sur Facebook, hormis sur les advergames, et de nombreux professionnels doutent de la pertinence de doubler un site d’e-commerce d’une vitrine e-commerce sur Facebook.
Votre publicité doit donc immanquablement faire la promotion d’un de ces 4 « gains » pour l’utilisateur. Si votre page Facebook et suffisamment géniale pour utiliser ces 4 leviers à la fois, n’oubliez pas la règle de base : faites une publicité différente pour chaque levier !
7. Des évolutions de Facebook, tu t’informeras
Vous le voyez au quotidien, Facebook évolue sans cesse. Les articles que vous lisez sur la communication sur Facebook deviennent périmés passés un an, voire moins, et il est probable que cet article devienne caduc d’ici 2 ans !
Facebook implémente chaque jour de nouvelles fonctionnalités, et parmi les plus importantes, nous pouvons citer le développement de l’open graph 2.0, un protocole qui permet à des sites tiers d’interagir avec les informations d’un profil Facebook et avec les relations de ce dernier. Par exemple, en vous connectant à l’application d’une page Facebook d’une société de vente de champagne en ligne, on pourra vous signaler que 3 de vos amis fêtent leur anniversaire cette semaine et qu’il pourrait être sympa de leur acheter une petite bouteille via leur site d’e-commerce.
De la même manière, il vous faudra procéder à une veille des évolutions de la publicité, qui bouge considérablement depuis ces derniers mois. Outre le développement des actualités sponsorisées classiques ou des publications de page comme mode de publicité, depuis décembre 2011 les actualités sponsorisées apparaissent aussi directement dans le télex des internautes sous forme de publicité maquillée.
Les applications utilisées sur votre page sont également à prendre en compte en vue de développer de la publicité : toujours grâce à l’open graph, lorsqu’un de vos fans lit un article, écoute de la musique ou joue à un jeu via une de vos applications, son activité peut être directement diffusé sur le fil d’actualité de ses amis, et offrir une visibilité supplémentaire à votre page.
Restez sur le qui-vive, donc.
8. Les résultats, tu analyseras
La multiplication des publicités, comme préconisée dans le commandement n°5 (Les tests, tu multiplieras), vous permettra de varier les cibles et de voir qui sont les plus réceptifs à votre message, selon leur âge, leur région, leurs centres d’intérêt. Vous aurez certes un CPC plus élevé que la moyenne, mais un taux de transformation certainement bien plus avantageux !
Servez-vous quotidiennement des outils de statistiques de Facebook, clairs et plutôt bien faits pour analyser l’efficacité de vos campagnes. Vous constaterez de grandes disparités entre vos campagnes et selon vos cibles, mais vous remarquerez aussi probablement que certains jours sont par exemple plus fructueux que d’autres : tous les indicateurs sont importants.
Certaines agences de communication n’hésitent pas à vous survendre de soi-disant outils d’analyse de vos campagnes de publicité Facebook. Ne les écoutez pas : si vous êtes un peu futé, vous devriez pouvoir analyser vous-même les grandes lignes de vos campagnes en terme de ciblage, d’objectifs, voir ce qui a marché de ce qui n’a pas marché. En revanche, pour la conception, le ciblage et la diffusion de vos campagnes, il vous est plus que conseillé de passer par une agence ;-) (au hasard…la nôtre ?)
En résumé, l’outil de publicité de Facebook est un des plus complets qui puissent exister, profitez-en ! Son seul bémol : on ne peut choisir les heures de diffusion de nos messages publicitaires.
9. Ta communauté, tu fructifieras
Avoir des fans juste pour le nombre ne SERT A RIEN ! Si vous n’animez pas votre page régulièrement avec une vraie stratégie derrière, tous vos efforts auront été vains.
N’oubliez pas qu’une page Facebook vous servira à :
- Développer la notoriété de votre marque
- A terme, avoir un ROI sur votre communauté
Une fois votre communauté suffisamment développée, il vous incombera de mettre au point les mécanismes vous permettant de fructifier votre communauté.
Un exemple intéressant, pour n’en citer qu’un, est celui du parc Astérix qui a su utiliser Facebook comme levier pour l’achat de places groupées. Une application a été développée sur la page Facebook de l’entreprise permettant d’inviter directement ses amis à venir au Parc Astérix, avec un tarif dégressif à la clé : plus les amis sont nombreux à accepter l’invitation de l’utilisateur, moins cher revient le prix du billet à l’unité.

Un système de partage simple d’utilisation
La même application a été développée sur le site Internet de la marque, et les résultats sont sans appels : en moyenne, les internautes ont acheté 9 tickets par commande sur la page Facebook, contre 5 sur le site Internet !
Le Parc Astérix a ainsi profité des facilités de partage offertes par Facebook, sur un réseau où un utilisateur moyen en France compte 130 amis.
10. Patient, tu resteras
Quelle que soit votre situation, surtout, restez patient ! Une page Facebook ne grossit pas du jour au lendemain, et, à moins d’avoir l’aura de Bref ou les moyens d’Oasis, il vous faudra procéder à un travail de longue haleine, et, surtout, parvenir à mettre en place une stratégie cohérente qui englobe l’ensemble de vos canaux de diffusion : il sera plus facile de promouvoir votre page en développant sa transversalité sur le packaging de vos produits, les supports medias (affichage, TV, presse, Youtube….) et hors-médias (street marketing, salons…).
Ne vous découragez pas !
En 2 parties, nous vous proposons nos 10 commandements de la publicité sur Facebook pour recruter de nouveaux fans sur votre page Facebook. En voici les 5 premiers commandements.
Nous espérons que ce petit guide vous sera utile. Si vous souhaitez de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire.

1. Une stratégie, tu détermineras
Vous possédez votre entreprise, vous développez un site de e-commerce, et vous en êtes persuadés, Facebook, il faut y être, puisque tout le monde y est.
Mais avant de créer votre page Facebook et de vous lancer tête baissée dans l’aventure des réseaux sociaux, posez-vous les questions suivantes :
- est-ce que j’investis sur Facebook pour améliorer mon image, faire de la prospection, fidéliser ma clientèle, augmenter ma notoriété, promouvoir un événement….Ou tout cela à la fois ?
- quelle valeur ajoutée vais-je apporter à ma page, que l’on ne retrouve pas sur mon site ?
- comment transformer ma base de données de fans en clients ?
- puis-je intégrer ma page Facebook dans une stratégie de cross canal ? Si oui, comment ?
C’est une fois, et seulement une fois que vous aurez répondu à toutes ces questions, que vous déterminerez si il est pertinent pour votre entreprise de développer une page Facebook.
Vous pourrez alors réfléchir à la cible que vous visez, à la stratégie adoptée et à l’intérêt de créer une campagne publicitaire pour booster votre page.
2. Un budget publicitaire, tu fixeras
Vous avez créé votre page Facebook, et vous vous dites qu’il serait temps de lancer une campagne de pub efficace pour faire décoller votre page qui plafonne désespérément à 70 fans (essentiellement vos amis, et votre famille en fait) ?
Avant toute chose, il vous faudra déterminer un budget publicitaire. Ce qui est bien avec Facebook, comme avec Google Adwords, c’est que vous pouvez choisir de ne dépenser que ce que vous aurez déterminé à l’avance sur une période donnée, et faire autant d’ajustements que vous le souhaitez sur vos campagnes : vous avez donc une maîtrise quasi en temps réel de vos dépenses.
Ensuite, il vous faudra choisir entre de la publicité payée au clic (CPC) ou pour mille impressions (CPM). Hormis dans le cas où vous êtes une grosse société recherchant uniquement de la visibilité, nous vous conseillons de ne payer la pub qu’au CPC : les taux de clics par rapport au nombre d’impressions étant dérisoires sur Facebook (de l’ordre de 0,02 à 0,10%) le gain d’un nouveau fan peut vite représenter un coût énorme en CPM.
La publicité Facebook repose, comme avec Adwords, sur un système d’enchères, ce qui signifie que plus vous êtes prêt à payer pour un clic ou une impression sur votre cible, plus vous aurez de chances de voir votre publicité affichée. Vous déterminez donc pour votre cible un coût maximum que vous êtes prêts à dépenser pour que votre publicité apparaisse ou soit cliquée.
Là où Facebook est fair-play, c’est que si vous avez placé une enchère maximum à 0,60 € mais que le montant suffisant pour apparaître s’élève à 0,25 €, Facebook ne vous fera payer que quelques centimes de plus que 0,25 €, et non pas 0,60 €.
Pour établir votre budget publicitaire, sachez qu’une campagne bien menée sur une cible large, après plusieurs tests et avoir été optimisée, devrait vous coûter entre 0,20 € et 0,30 € le fan. Toutefois, plus votre clientèle sera ciblée, plus les coûts exploseront, mais l’avantage de Facebook réside dans cette possibilité de faire de la publicité ultra-ciblée à un coût bien moins élevé que sur Adwords.
Attention, car si ces chiffres sont valables à cet instant T, la publicité Facebook est encore jeune et ses tarifs augmentent à toute vitesse. On estime par exemple qu’entre janvier et avril 2011, les tarifs ont augmenté de près de 40%.
3. Ton audience, tu cibleras
Comme expliqué plus haut, l’intérêt de Facebook – et ce qui en fait aussi sa controverse – ce sont toutes ces données collectées auprès de 600 M d’internautes qu’on ne peut retrouver dans aucune autre base de données au monde.
Il est possible de définir des profils de cible en fonction :
* De l’âge,
* Du sexe,
* Du pays et de la ville
* De la formation,
* De l’emploi occupé
* De la situation amoureuse,
* De la langue utilisée
* Des centres d’intérêts, allant d’un ciblage large à un ciblage très précis
En croisant toutes ces variables, il est ainsi possible, sur 600 M d’utilisateurs, d’envoyer une publicité personnalisée…pour une seule personne ! Autant dire que nous avons à notre disposition une véritable mine d’or…
Si vous avez des cibles variées, nous vous conseillons donc de mettre au point une campagne pour chaque type de cible que vous aurez défini. Si vous avez une boutique de maillots de foot, par exemple, vous pourrez faire une campagne de promotion du maillot vintage 1976 de l’AS Saint-Etienne à destination des plus de 45 ans, et ,d’un autre côté, cibler les moins de 30 ans avec une pub pour le maillot du Barça.
N’hésitez donc pas à multiplier les campagnes, cela ne vous coûte rien et vous garantit un taux de rebond plus faible que si vous aviez recours à une campagne ciblant une audience très large.
4. Un message percutant, tu rédigeras
Vous avez défini votre budget, ainsi que vos cibles…Bien, il est temps de passer à la rédaction et à l’illustration de votre message publicitaire.
La première chose à savoir est que les messages sont limités en nombre de caractères : pas de place pour de la prose, il faut un message court, percutant, efficace, et aguicheur.
Le titre est limité à 25 caractères, et le texte de l’annonce à 135. Un peu moins qu’un tweet donc.
Pour élaborer un message fort, gardez à l’esprit l’équation suivante : « un message = une publicité ». Pour gagner en efficacité, vous pouvez avoir recours aux questions rhétoriques évidentes du type « Vous voulez gagner de l’argent? » , et essayez, si l’espace le permet, d’insérer un call-to-action à la fin de votre annonce, du type : « Cliquez sur j’aime ». Ces 4 mots peuvent considérablement booster votre taux de clics, car l’action à suivre pour profiter de l’offre publicitaire est explicité avec des mots, ce que nombre d’annonceurs oublient trop souvent de faire.
Evitez les tons trop solennels ou sérieux, vous êtes sur un réseau social où les gens viennent se distraire, il n’est donc pas nécessaire de mettre les formes, et il est même possible selon la cible d’utiliser le tutoiement dans le texte de l’annonce. Toutefois, si Facebook est plutôt permissif dans sa politique d’acceptation des publicités, évitez l’abus de points d’exclamation ou l’utilisation de majuscules, sans quoi Facebook refusera votre pub.
Dernier point tout aussi important que le texte, l’image qui illustrera votre annonce. Le format étant limité au 110x80 pixels, oubliez toute image avec plusieurs éléments et/ou contenant du texte. L’illustration doit être claire et visible et transmettre directement le message que vous souhaitez faire passer.
5. Les tests, tu multiplieras
Une fois votre campagne prête à démarrer, n’hésitez pas à multiplier les essais, au jour le jour si il le faut. Modifiez votre texte, changez d’illustrations, et affinez vos cibles de manière à obtenir le meilleur CPC possible.
Il se peut également qu’en raison d’une enchère maximum trop basse (parfois le cas si vous suivez l’enchère maximum conseillée par Facebook), votre publicité n’engendre que peu voire aucune impression. N’hésitez pas alors à modifier les enchères maximum de votre annonce en l’augmentant régulièrement de quelques centimes par jour, jusqu’à trouver le bon équilibre coût/nombre d’impressions.
Par ailleurs, Facebook propose plusieurs formats de publicité, qui peuvent être plus ou moins pertinents selon votre cible et le message que vous souhaitez faire passer. Nous vous proposons les deux plus utilisés, qui sont aussi les plus efficaces pour développer votre communauté.
L’actualité sponsorisée :

Cette publicité s’adresse uniquement aux amis de vos fans aimant la page. Les amis de vos fans sont informés, via cette publicité, qu’un de leur contact est fan de la page. Ce type de publicité utilise la recommandation, basée sur la confiance et l’influence qu’ont les personnes de notre entourage sur nous. Elle s’avère d’une grande efficacité. En revanche, si votre page compte peu de fans, vous ne toucherez que peu de personnes.
La publicité « classique » :

Cette publicité s’adresse à la cible que vous avez choisie au préalable. C’est la publicité la plus efficace pour démarrer une page Facebook.
Une campagne est rarement optimisée dès son premier lancement, il vous faudra donc multiplier les essais et surtout ne pas vous décourager. Une fois que votre communauté aura pris de l’ampleur, vous pourrez tester d’autres formats, notamment à travers les différents types d’« actualité sponsorisées » :
- le « Page Post Like » : un de vos fans a aimé une de vos publications, et cet événement apparaît chez ses amis
- la publication de post : une de vos publications apparaît comme publicité chez vos fans (intérêt limité, hormis si vous représentez un site d’information par exemple ou voulez à tout prix communiquer sur une importante promo)
- l’utilisation d’une application ou d’un jeu sur votre page par un de vos fans peut faire l’objet d’une actualité sponsorisée, visible par ses amis
- le check-in : un de vos fans a utilisé l’outil de « check-in », c’est-à-dire qu’il a publié sur son profil le fait qu’il était présent dans votre magasin à un moment donné.
Retrouvez la suite de notre dossier prochainement.
On est d’accord, on aurait peut-être dû vous faire cet article avant Noël, cela aurait pu vous être bien plus utile. Mais tant pis, on se devait malgré tout de vous présenter cette petite start-up française qui a eu une idée simple mais géniale : l’achat de cadeaux par SMS en partenariat avec des commerçants.
ThankYouCharlie a été lancé il y a bientôt un an par Dakota Editions, une société spécialisée dans les guides de voyages et les coffrets Cadeaux. Le service est toujours en beta mais reste de très bonne facture.
ThankYouCharlie vous donne l’opportunité d’envoyer par SMS à vos amis un cadeau sélectionné parmi un réseau de commerçants partenaires. Une fois le SMS reçu, l’heureux bénéficiera de votre présent aura la possibilité de venir retirer son cadeau chez le commerçant en question. 
3 possibilités de commande existent :
- directement sur le site Internet ThankYouCharlie
- via une application iPhone téléchargeable sur le site
- sur la page Facebook ThankYouCharlie
L’application pour commander directement sur la page Facebook mérite le détour et se révèle facile et intuitive à utiliser. En accédant à l’appli, l’internaute est informé des dates d’anniversaires de ses amis qui auront lieu bientôt. Une fois sélectionné l’ami à qui on désire offrir un cadeau, il ne reste plus qu’à sélectionner le présent parmi 14 catégories, rentrer ses coordonnées, régler la note et ça y est, c’est fini !

A qui s’adresse ce site ? A une multitude de gens en fait :
- ceux qui sont pressés, et qui n’ont pas le temps d’aller choisir un cadeau dans des magasins
- ceux qui oublient régulièrement l’anniversaire de leurs proches et ont besoin d’un cadeau de dernière minute
- ceux qui vivent loin de leurs proches, dans des régions éloignées ou à l’étranger et désirent quand même offrir un cadeau sans avoir à payer des frais de livraison exorbitants
- et puis, il faut l’avouer, à ceux qui sont un petit peu flemmards aussi !
Le site a également vocation à s’adresser aux entreprises, en offrant une possibilité simple et rapide de récompenser un collaborateur, ou d’offrir un cadeaux à ses clients.
Après avoir passé ses premiers partenariats sur Paris, ThankYouCharlie s’est progressivement étendu à Lyon, Marseille, Bordeaux, et commence à investir d’autres grosses villes comme Toulouse et Lille. La start-up prévoit même de s’implanter en Espagne dès cette année. Aujourd’hui, plus de 1500 cadeaux sont disponibles chez près de 500 commerçants partenaires.
Si ThankYouCharlie ressemble fortement au service australien GiftSMS ou au site américain KangoGift, il ne possède pas vraiment d’équivalent en Europe, comme le rappelle le DG de ThankYouCharlie, Olivier Chanut : “Nous avons en effet créé un service totalement innovant en Europe, très en avance et qui ne connait pas de concurrent aujourd’hui. En quelques mois, nous sommes parvenus à développer un site e-commerce, une application iPhone et une page Facebook-commerce (…). Nous sommes bien partis pour atteindre nos objectifs de 50 000 cadeaux offerts la 1ère année et d’une couverture nationale complète”.
Un bon plan donc pour les commerces en quête de clientèle et de fidélisation qui peuvent se faire connaître facilement. En outre, le coût à payer pour les commerçants n’excède pas 30% de commission comme l’assurent les créateurs du site. ThankYouCharlie semble s’inscrire un peu plus dans une optique de dématérialisation progressive des commerces à laquelle on assiste, où le commerce se transforme peu à peu en simple dépôt où l’on vient retirer ses produits, tandis que l’acte d’achat est effectué online. Ce modèle devrait donc avoir tendance à se généraliser…En attendant, on ne peut qu’encourager les créateurs de Thank You Charlie qui, si le service continue sa bonne marche en avant, devrait connaître une réussite certaine.
Source de l’article : Buzzwatch
Aucune marque n’est à l’abri d’un “bad buzz” et il est souvent très difficile de s’en sortir sans aucune séquelle. D’autre part, certaines marques sont parfois suspectées de provoquer un “bad buzz” juste pour son aspect “viral”.
En effet, il est tout simplement impressionnant de voir à quel…

Sans cesse retardée depuis sa présentation en septembre dernier, la nouvelle Timeline de Facebook est enfin disponible depuis quelques jours pour tous les utilisateurs du réseau social qui ont désormais la possibilité de l’activer si ils le souhaitent. L’application Facebook pour iPhone et Androïd a même été mise à jour en ce début de semaine. Une fois activée, les utilisateurs disposent d’une période de 7 jours où ils sont seuls à pouvoir accéder à leur page sous forme de Timeline, de sorte qu’ils puissent un peu “ranger” et organiser leur profil à leur convenance. Car oui… la Timeline change beaucoup de choses à votre profil et expose considérablement votre vie privée à vos amis !

Ce qui change pour vous
Outre l’apparition d’un joli bandeau horizontal permettant d’insérer une photo de couverture, la Timeline se présente comme l’album de votre vie sur Facebook. Une frise chronologique permet de retracer vos activités à chaque année de présence sur Facebook : un condensé de vos statuts, albums, évènements et nouvelles amitiés considérés comme les plus marquants par l’algorithme de Facebook apparaît pour chaque année et remonte même jusqu’à…votre naissance, où l’on vous propose même de mettre une photo de vous bébé. Où l’on se rend compte que votre profil Facebook devient véritablement le journal de votre vie, exposée sur le Net.
Forcément, une telle transparence de votre vie privée suscite des interrogations et, comme à chaque nouvelle mise à jour Facebook, des levées de bouclier chez une partie des utilisateurs. Si la présentation de votre “journal” est plus jolie et plus aérée, avec une ergonomie rappelant Tumblr ou Scoop.it elle n’en reste pas moins contraignante puisqu’il vous faudra contrôler avec encore plus de précision à qui vous montrez certaines informations (contacts pros, amis, famille…). Par ailleurs, le fait que Facebook choisisse lui-même quelles informations sont dignes d’intérêt et quelles actions mettre en avant plus que d’autres est assez bizarre, voire dérangeant. Par exemple, si au cours de votre activité récente vous venez d’être amis avec 10 nouvelles personnes, Facebook ne fera apparaître qu’une seule nouvelle amitié dans votre fil d’actualité, passant à la trappe vos autres amitiés qui sont pourtant tout autant dignes d’intérêt que celle mise en avant par Facebook.
Autre donnée qui fait pas mal tiquer les défenseurs de la confidentialité sur Internet, le partage automatisé de certaines de vos actions (lecture d’un article, écoute de musique), sans aucune action de votre part, raconte automatiquement à vos amis dans le Télex (le fil rouge d’actualité en temps réel des contacts Facebook ) ce que vous faites à un moment donné.
Ce qui change pour les entreprises
Et les entreprises dans tout ça ? Elles ne sont pas encore concernées par la Timeline, Facebook déclarant vouloir “concentrer ses efforts sur les particuliers” avant de l’étendre aux entreprises, ce qui à terme semble inéluctable bien que la communication de Facebook à ce sujet soit assez floue pour le moment.
Incontestablement, la Timeline apporterait de la fraîcheur aux pages officielles d’entreprises, encore trop limitées sur le plan graphique et verrat des pages plus personnalisables et sans aucun doute plus belles. Le site Mashable a d’ailleurs sollicité plusieurs agences de grandes marques en leur demandant d’imaginer leurs nouvelles pages Facebook d’entreprise en intégrant la timeline, et le résultat est plutôt réussi.
Mais le changement majeur apporté par cette - énième - mise à jour réside dans la visibilité qu’ont les pages d’entreprises auprès de leurs fans. Déclinante depuis les derniers changements, la visibilité des entreprises est encore une fois mise à mal : Facebook cherche de plus en plus à obliger les entreprises à passer par la publicité payante pour accroître leur visibilité. Les publications des pages fans apparaîtront désormais dans le télex, directement mêlées aux publications des autres amis, ce qui, si l’on a quelques amis actifs sur Facebook (ce qui est généralement le cas), diminue considérablement l’espérance de vie d’une publication d’entreprise, puisque celle-ci se retrouvera rapidement noyée sous le flot des actualités de nos amis.
Le moyen le plus efficace d’accroître sa visibilité pour une entreprise sera ainsi de recourir aux “actualités sponsorisées”, qui apparaîtront directement dans le télex. De la publicité déguisée, donc, avec des investissements publicitaires qui risquent d’exploser.
Alors que Facebook cherche à entrer en bourse avec une valorisation à 100 Milliards de dollars qui rendrait 1/3 des employés de la société millionnaires (!!!), la société veut à tout prix convaincre ses investisseurs que l’entreprise est économiquement viable, d’où cette stratégie agressive récente cherchant à accroître les revenus publicitaires, en obligeant les entreprises à investir et en essayant d’améliorer les taux de clics. D’ailleurs, pour accroître ce taux de clics, on remarque que les publicités Facebook permanentes sur la droite de notre écran sont désormais flottantes et glissent au rythme de notre menu déroulant, restant en permanence visibles.
Conclusion
A première vue, la nouvelle Timeline de Facebook, c’est en résumé plus de pubs et moins d’intimité pour les particuliers, et plus d’argent à dépenser pour les entreprises. Mais c’est aussi une version très esthétique et complètement innovante qui va radicalement changer nos habitudes sur le réseau, et qui demanderont un temps d’adaptation certains.
Néanmoins, avec ces mises à jour permanentes et l’impression que Facebook ressemble de plus en plus à une énorme usine à gaz, Facebook n’est-il pas en train de fatiguer et de semer la confusion chez ses utilisateurs ? On peut également se poser cette question : si Facebook avait été inventé directement sous sa forme actuelle, les gens seraient-ils aussi nombreux à rejoindre un réseau complètement envahi par la pub, avec des fonctionnalités tellement nombreuses que l’on y perd son latin et où gérer l’exposition de sa vie publique demande presque un travail de gestion à plein temps ? Sans doute pas, mais l’emprise de Facebook sur le quotidien de tant de personnes est tel que malgré ces changements à première vue négatifs, le réseau social le plus connu au monde gardera son caractère indispensable et ne risque pas d’être soudainement déserté.
Enfin du concret concernant le ROI des entreprises sur la publicité Facebook !
Le site américain d’actualités marketing Clickz a en effet réussi à se procurer les résultats des campagnes Facebook de 6 grandes entreprises et consacre un article à ce sujet. L’agence TBWA complète cette étude par la publication des résultats de 5 grandes entreprises françaises sur les réseaux sociaux.
6+5 = 11, voyons donc tout de suite les résultats de ces campagnes, dans un contexte un peu tendu où Facebook doit encore convaincre les investisseurs boursiers de la solidité de son modèle économique, et donc de l’intérêt pour les marques d’utiliser sa plate-forme.
Les 6 campagnes anglo-saxonnes étudiées
Au Royaume-Uni, Mazda a mis en place à l’échelle régionale une action bien sentie de mix-marketing via la géo-localisation : toute personne faisant un check-in chez un des concessionnaires Mazda se voyait bénéficier de 20% de réduction sur un modèle de la marque. Bingo, les ventes de ce modèle ont augmenté de 34%.
Aux Etats-Unis, Ford a eu la bonne idée d’investir en publicité Facebook pour promouvoir sa toute dernière Ford Explorer en vente via le site Autotrader.com. L’entreprise annonce ainsi une augmentation de 104% de ses ventes durant la campagne publicitaire. A titre d’exemple, les publicités diffusées par la marque lors du SuperBowl n’ont permis qu’une augmentation de 14% des ventes pour un coût…que l’on imagine supérieur.
La marque Levi’s, qui investit massivement Facebook depuis ses débuts, a mise en place une campagne publicitaire Facebook vantant 40% de réduction sur ses produits. Le trafic a doublé sur le site Internet de la marque, et, mieux encore, quadruplé sur ses points de vente dans le “monde réel”.
A l’occasion de la Fête des Mères, le fleuriste américain “1800Flowers” a lancé une campagne d’actus sponsorisées sur Facebook mixée à de l’achat d’espace classique. La publicité promettait 15% de réduction sur la boutique en ligne et le gain de 50 Facebook Credits (monnaie virtuelle sur Facebook permettant d’acheter des objets tout aussi virtuels). Cette opération a permis de conclure plus de 4 000 ventes selon la société.
Le célèbre studio de cinéma de la 20th Century Fox a acheté des publicités premium pour « Wall Street : Money Never Sleeps » au printemps 2010. D’après une étude de tracking suite à la campagne, 1,1 million de Facebookers auraient eu l’intention de voir le film après avoir vu la campagne.. Celle-ci aurait généré 4 millions de dollars de revenus d’exploitation le premier week end de la sortie du film.
La moins connue société américaine de services de sécurité à domicile ADT a mis en place des campagnes ciblées à destination des jeunes mamans, des retraités, des familles et des consommateurs intéressés par les technologies en général. L’entreprise a déclaré avoir vu ses acquisitions-clients augmenter de plus de 100% durant cette période.
Ces chiffres sont certes intéressants et montrent un certain impact de la publicité Facebook sur les ventes. Toutefois, de nombreux éléments manquent à ces résultats ! Quels ont été les montants investis ? Quels étaient les ventes avant la mise en place de ces campagnes ? La société “1800 Flowers” a beau avoir procédé à 4000 ventes pour la fête des mères, si l’investissement s’élevait à 10 000 $, les chiffres sont immédiatement moins intéressants…De même, si la société ADT comptait 150 clients avant sa campagne, il n’est pas étonnant qu’elle ait vu ses acquisitions augmenter de plus de 100%, et là encore, on ne sait rien des montants investis.
Les 5 résultats des campagnes françaises
Fournis par le cabinet Nielsen, ces résultats sont en revanche nettement plus intéressants, puisqu’elles étudient des variables comme le taux de notoriété et les intentions d’achats, même si là encore il manque le montant des investissements réalisés par les entreprises :
BNP Paribas a utilisé Facebook pour le lancement de sa banque en ligne. Un post test publicitaire a montré que le taux de notoriété du service a augmenté de 10 points suite à la campagne. Celle-ci a également permis à la banque de récolter 80 000 formulaires qualifiés.
Lors de la campagne « Oasis Fruit of the year » menée sur Facebook, Nielsen a mesuré que 41 % des utilisateurs exposés à la campagne étaient susceptibles d’acheter des boissons Oasis dans les semaines suivantes.
La société de caméras Cisco a acheté une exclusivité sur la page d’accueil de Facebook, et a réussi à générer plus de… 200 000 clics en une journée vers lso
Une campagne de Loréal proposant des échantillons a abouti à l’envoi de 5 000 échantillons du nouveau parfum « Force », grâce à des publicités ciblées sur Facebook.
Voyages-SNCF a mis en place sur son site un lien permettant à ses clients de partager le résultat de leurs réservation sur Facebook et ont constaté qu’ 1 partage sur 6 génère une vente.
Les chiffres d’Oasis et de Cisco, notamment, sont impressionnants et montrent toute la pertinence d’utiliser Facebook pour générer du trafic ou promouvoir son entreprise. Les chiffres fournis par Voyages-SNCF montrent eux qu’il est aujourd’hui indispensable de proposer à tout moment aux internautes de partager du contenu, et notamment celui lié à l’acte d’achat : les internautes se racontent à travers leurs achats, n’hésitent pas à le partager sur les réseaux sociaux et ont valeur de prescripteurs fiables aux yeux de leurs amis.

Récemment, un nouveau – énième, diront certains – réseau social est apparu sur la Toile, Chime.in, disponible en version bêta et uniquement en anglais pour le moment
Ambitieux, Chime.in se définit comme étant un mix de tout ce qui se fait de mieux en matière de réseau communautaire, à savoir Facebook, Twitter, Google+, Digg ou encore Reddit.
Reprenant l’API de Twitter, Chim.in se veut un système favorisant l’échange entre les internautes sur des sujets communs.
Pour cela, les utilisateurs postent des « Chimes » sous forme de liens, d’articles, de vidéos, de photos ou même de sondages, et les rendent automatiquement publics à tout le monde. A la différence de Twitter donc, les « Chimes » sont beaucoup plus complets que les « Tweets » et donnent un plus grand intérêt aux échanges communautaires.
Le système de « hashtags » et de « follow » est similaire à Twitter, mais là encore Chime.in se distingue par la possibilité de « follow » un utilisateur selon ses centres d’intérêts, grâce aux tags insérés dans chaque post.
Il est également possible de réagir à n’importe quelle Chime posté sur le site, sur un modèle de commentaire ressemblant à ce qui se fait sur Facebook. De ce fait, les différents sujets que l’on suit et les réactions des utilisateurs sont très facilement lisibles sur la page d’accueil de notre compte.
Autre atout de Chime.in, la possibilité pour chaque utilisateur de créer sa communauté autour d’un centre d’intérêt commun, et d’en faire un espace de discussion à la manière des « hubs » de Viadéo.
Enfin, l’innovation majeure repose sur la monétisation des pages communautaires créées par les utilisateurs : il est possible d’insérer soi-même de la publicité sur sa page et d’être rémunéré au nombre de clics, ou de laisser Chime.in gérer les emplacements publicitaires de sa page en échange d’une rémunération équitable pour les deux partis à hauteur de 50%.
Nous vous recommandons donc d’au moins essayer ce nouveau réseau communautaire qu’est Chime.in ; la navigation est le contenu clair et l’on maîtrise vite son fonctionnement. On peut espérer qu’une version en français sorte rapidement et que la mayonnaise prendra car Chime.in semble avoir quelques atouts dans sa manche. En plus, même Ashton Kutcher y possède un compte.
Reste que ce réseau arrive peut-être un peu tard pour s’imposer sur un marché qui semble déjà bien bien saturé…Wait & See.